Il suffit de prononcer ces mots « Drôme Provençale », pour entendre l’agréable sifflement des cigales, sentir la chaleur du soleil et le doux parfum des lavandes. Car avec l’été, arrive la floraison de l’or bleu qui recouvre toute une partie du sud de ce beau département de la Drôme. Au-delà d’une nature remarquable, la Drôme Provençale, c’est aussi de superbes villages perchés que l’on découvre toujours avec beaucoup de plaisir.
Jour 1 | A la découverte des villages perchés
Cliousclat, la discrète
Contrairement à la plupart des villages perchés de la Drôme que l’on peut distinguer de loin, Cliousclat se cache des passants. C’est bien simple, on pourrait passer à côté sans la voir. Le village s’étire le long de la colline sous un camoufflage végétal. On se gare à l’entrée du village. Une rue, au départ sans prétention. Puis l’on commence à découvrir le charme de Clisouclat. Un partie du trésor de Clisoclat réside dans sa terre, l’argile. L’histoire du village est intimement lié à la poterie qui a fait vivre des années durant au XIXième siècle tout le village. Un parcours historique nous mène jusqu’à la fabrique de poterie, toujours en activité. La boutique permet de se faire une idée de l’art du potier. En traversant le jardin, vous pourrez même peut être entrevoir les ateliers.
Un petit village, pas plus grand qu’un mouchoir de poche. Et c’est très certainement ce qui lui confère ce côté intimiste. Par ailleurs, il y a tout ce qu’il faut. Un hôtel, plusieurs restaurants aux cartes alléchantes et un terrain de boules. Si avec cela vous n’êtes pas convaincus…
Mirmande, l’incontournable
Depuis longtemps ce petit village me fait de l’œil. On l’aperçoit depuis l’autoroute A7 qui dévale la montagne. Combien de fois sommes-nous passés devant sans nous arrêter ? Beaucoup trop de fois. On découvre ce village médiéval à pieds, en laissant son véhicule au bas du village. Puis en grimpant dans les rues, on remonte le temps. Derrières ses remparts, un labyrinthe de petites ruelles pavées. De belles maisons en pierres. Ici, une belle demeure avec des fenêtres à meneaux, là une ancienne échoppe.
Il fait bon flaner dans les ruelles de ce village dont les plantes et fleurs exhalent des parfums exquis. Et pour agrémenter la ballade, Mirmande possèdent des restaurants, des ateliers d’artiste et des cafés. Mirmande mérite, sans conteste, son label « Plus beaux villages de France ».
Pour les plus courageux, il faut monter jusqu’au sommet du village où l’ancienne église déssarcralisée, plus ancien bâtiment du village, est maintenant un lieu d’exposition ouvert au public. Pas de chance pour nous, le jour où nous sommes passés les portes étaient fermées. Voilà une bonne raison pour revenir, si seulement il fallait en trouver une ! Derrière l’église un bell fôret de pin d’où partes quelques ballades.
Marsanne, la méconnue
Depuis Mirmande, il faut traverser la grande et belle forêt de Marsanne pour arriver dans ce village. C’est dans la ville basse que l’on arrive en voiture face à la nouvelle église du village. Le village se compose en deux parties, la ville basse qui est la « nouvelle ville » et la ville haute, le quartier historique. Cela grimpe un peu et il fait chaud mais il ne faut pas manquer sa porte avec son beffroi.
En remontant le village et en poursuivant le parcours, il est possible de rejoindre le sanctuaire de Notre Dame de Fresnau avec son église du XIXe siècle, sa chapelle du XVIIe et sa fontaine miraculeuse. L’histoire raconte qu’une jeune femme aveugle aurait retrouvé la vue avec l’eau de cette source. Encore aujourd’hui, il est possible de voir des personnes des alentours venir prendre de l’eau pour les nombreuses vertues dont l’eau de source serait pourvues.
Grignan, l’inébranlable
Grignan et son château qui domine fièrement les plaines alentours. Quelle plus belle saison que la fin du printemps et la floraison des lavandes pour découvrir Grignan ? C’est toujours avec autant de bonheur que l’on marche dans les pas de la comtesse de Ségur en parcourant les ruelles du village et son chemin de ronde menant à la cathédrale.
Grignan, c’est aussi un village qui possède quelques belles tables pour déjeuner ou diner. C’est dans une petite ruelle juste derrière le beffroi que nous découvrons la Maison Nalda. Un jolie petit restaurant qui travaille des produits frais et de saison.
Jour 2 | Sur la route des lavandes
La route des lavandes
Il n’y a pas une route mais des routes des Lavandes. La culture de la lavande s’étend dans une bonne partie du sud du département, du sud de Valence aux Baronnies et en passant par la vallée du Rhône.
La randonnée des Tours et Détours du Lez
Boucle au départ de l’église de la Roche-Saint-Secret sur un chemin balisé
Distance : environ 9 km
Durée : 3h-3h30 sans les pauses
Difficulté : moyenne, quelques passages un peu raides sans grande difficulté pour des randonneurs réguliers. Prévoir de bonnes chaussures et bien se protéger de la chaleur et du soleil.
Topo disponible sur le site internet de la Drôme Tourisme.
Une très belle randonnée entre vignes et lavandes. Cette boucle au départ de l’église de Béconne, nous mena autour de la rivière du Lez en passant par les ruines de la forteresse de Bécon, où seuls quelques remparts témoigne du passé, la tour d’Alençon et les bords du Lez. Il est possible de trouver la discription de l’itinéraire les trace .gpx sur le site (). Attention toutefois, la randonnée est classée difficile car certains passages sont un peu périlleux mais craiment sur une portion très courte avant d’arriver à la tour d’Alençon dans le ses antihoraire. Il convient de prendre de bons équipements de randonnées et de prendre garde au soleil et la chaleur.
La route remarquable de Ventrole à Vinsobres
Une petite route sillonant la campagne. Ici la vigne domine même si la lavande s’autorise quelques incursions. Et c’est normale, la commune de Vinsobres est une terre de vignoble. Enfin, principalement depuis la fin des années 50. Des oliverais occupaient jadis ce territoire mais après une année de gel exceptionnel qui détruisit tous les arbres, il a été décidé de changer de culture. Le Vinsobres, nom assez paradoxale pour du vin au passage, est devenu aujourd’hui un grand Cru des Côtes du Rhône un AOC. Les panoramas sur la route sont superbes avec ces paysages valonnées. Côteaux de vignes, forêts et en toile de fond le mont Ventoux avec un peu plus loin les dentelles de Montmirailles. Un très belle route, parfois étroite où l’on lève volontier le pieds pour admirer.
Chantemerle-les-Grignan
A quelques kilomètres de Grignan, à l’écart de la route principale, un croquignolet village avec deux ruelles, de belles maisons en pierres et sa chapelle castrale Notre-Dame des grâces. A côté de la fontaine du village, on taquine le cochonet à la fin de la journée. Juste à côté la belle terrasse d’un petit bar restaurant pour profiter du soleil de fin de journée.
Pour aller plus loin…
Quelques idées en plus pour prolonger son expérience en Drôme Provençale
– Le village de la Garde D’Adhémar
– Le Château de Suze la Rousse


